Hier, la Guinée équatoriale a exposé ses conclusions lors des dernières audiences qui l’oppose à la France devant la Cour internationale de Justice (CIJ), la plus haute instance judiciaire des Nations-Unies, à l’occasion de la plainte posée par notre pays.

Au cours de la journée, la Guinée équatoriale a présenté ses conclusions. Entre les mains de l’agent du dossier, l’ambassadeur de Guinée équatoriale aux Pays-Bas, Carmelo Nvono-Ncá, notre pays a demandé à la République française de «reconnaître le 42 avenue Foch à Paris comme siège de sa mission diplomatique ainsi que d’assurer sa protection tel que requis par par la Convention de Vienne sur les relations internationales ».

De même, le diplomate équato-guinéen a fermement assuré que «la République française a l’obligation de faire cesser les dommages subis par la République de Guinée équatoriale, dont le montant sera déterminé ultérieurement».


La Guinée équatoriale a porté l’affaire devant La Haye pour défendre sa souveraineté et le respect des conventions internationales après que le tribunal français ait ouvert un procès en 2016 contre le vice-président de la Guinée équatoriale. Qui plus est, en voulant saisir les lieux, la France n’a pas non plus tenu compte du statut diplomatique du bâtiment qui abrite l’ambassade de Guinée équatoriale. «Si la France a la capacité de changer les règles et les principes établis du droit international et de violer ainsi les droits des équato-guinéens de ma génération, je ne peux être sincèrement que très préoccupé par la manière dont la France nous traitera si la justice internationale nous tourne le dos», a défendu Nvono-Ncá.

Dans un discours clair et concis, l’ambassadeur a également souligné que «la Guinée équatoriale n’est pas le premier pays africain à subir une injustice internationale manifeste, et plus particulièrement de la part de la France. D’autres États africains ont déjà comparu devant cette Cour pour faire valoir leurs droits dans des litiges impliquant des tribunaux français. Nous espérons sincèrement que la République de Guinée équatoriale soit le dernier pays à dire à la France  » trop c’est trop ».

Vendredi prochain, la France clôturera ce cycle d’allégations orales et la décision des magistrats devrait être annoncée dans les prochains mois.

CIJ | France | Justice Internationale | Pays Bas

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